Tu veux changer le monde ? Commence par écouter ce qui te met en joie
On t’a sûrement appris à « être sérieux », à choisir la sécurité, à minimiser ce qui t’enthousiasme. Souvent, les gens cherchent leur mission comme on cherche un mot de passe caché : ils pensent qu’il faut le mériter, le deviner, l’arracher de force au silence. Mais si le point de départ, c’était la joie ?
Tu veux contribuer à un monde meilleur, mais tu ne sais pas par quoi commencer ? Commence par ce qui t’allume.
Parce que ce que tu aimes faire n’est pas un caprice : c’est ta matière première.
Tu verras dans cet article :
- Comment repérer ce que tu aimes vraiment (même si tu crois que “tu n’aimes plus rien”)
- Pourquoi tes passions d’enfance ne sont pas si naïves que ça
- Comment reconnecter la joie à ton projet de vie (sans tomber dans la naïveté)
Ce n’est pas un caprice, c’est un signal
La joie est souvent perçue comme un bonus, un petit luxe personnel. Dans une société où l’on glorifie la productivité, l’engagement se confond parfois avec la souffrance. Mais le désir profond, l’élan vital, la curiosité joyeuse : voilà les moteurs réels et durables de l’action juste.
Quand tu fais quelque chose avec joie, ton corps s’ouvre, ton cerveau se connecte, ton attention est totale, et ta générosité naturelle. Tu n’as pas besoin de forcer, tu rayonnes. Et ce rayonnement agit. Il inspire, il éclaire, il transforme.
La joie n’est pas l’opposé de l’effort. Elle est ce qui donne envie de fournir l’effort, encore et encore, sans s’épuiser.
Distinguer plaisir, confort et joie profonde
Ce n’est pas parce que tu es bien installé sur ton canapé que tu es dans ta joie.
- Le plaisir, c’est instantané, souvent passif, parfois addictif. Il peut nourrir ou distraire.
- Le confort, c’est l’absence de contrainte, mais pas toujours la présence de vie.
- La joie profonde, elle, surgit quand tu te sens vivant·e, aligné·e, créateur·rice, utile. Quand tu sens que quelque chose passe à travers toi.
Commence à repérer ces moments-là : ceux où tu t’animes, où ton regard brille, où le temps se dilue. Ce sont des traces de ton Ikigai.
La joie comme boussole dans un monde débordé
On vit une époque de crises et de débordements. Le militantisme s’y essouffle parfois. La colère est légitime, mais elle ne suffit pas à créer un projet de vie.
À l’inverse, la joie est contagieuse et fertile. Elle attire au lieu de repousser. Elle relie au lieu de diviser. Et elle guérit ce qu’elle touche, sans avoir besoin de convaincre par la force.
Quand tu agis à partir de la joie, tu crées des liens. Tu montres ce qui est possible. Tu ouvres un futur enviable, pas juste un avenir acceptable.
C’est quoi, pour toi, la joie incarnée ?
Quelques questions pour y voir plus clair :
- Quand as-tu ri pour la dernière fois en faisant quelque chose d’utile ?
- Qu’est-ce que tu fais que tu recommencerais volontiers, même sans récompense ?
- Quelle activité te donne de l’énergie au lieu de t’en coûter ?
- Y a-t-il un moment récent où tu as eu la sensation d’être exactement à ta place ?
Note-les. Ce ne sont pas de simples souvenirs. Ce sont des jalons.
Ta joie est politique
Oui, carrément. Parce qu’un individu qui suit sa joie profonde sans culpabilité est difficile à manipuler, à formater ou à contraindre.
Suivre ce qui t’anime n’est pas égoïste. C’est un acte de clarté. Et cette clarté est rare et précieuse.
C’est en incarnant ta joie que tu aides le plus les autres. Pas en t’éteignant à petit feu pour tenter de les sauver.
Et si tu ne sais pas ce qui te met en joie ?
Pas de panique. Beaucoup de gens l’ont oublié, à force de rôles sociaux, de devoirs, de blessures. Mais la joie, même enfouie, laisse des traces.
Commence petit. Un souvenir d’enfance. Une activité simple que tu faisais sans y penser. Une cause qui t’émeut. Un endroit où tu respires mieux.
Note-les. Et recommence à leur laisser de la place. Quelques minutes par semaine. C’est suffisant pour rallumer la flamme.
Ta joie trace le chemin vers ton Ikigai
Dans la méthode Ikigai, la joie est le point d’entrée du premier cercle : ce que tu aimes. Mais elle te montre aussi la voie quand tu te perds dans les autres cercles : talent, contribution, rémunération.
- Si tu es doué·e mais éteint·e : reviens à ce qui te met en vie.
- Si tu veux contribuer mais que tu t’épuises : reviens à ce qui te donne de la force.
- Si tu veux vivre de ton art : commence par ce que tu ferais même gratuitement.
Tu veux changer le monde ? Commence par ressentir où la vie circule en toi. C’est là que tu es le plus puissant·e.
Chez Architext Writers, on croit que le changement passe par les idées incarnées. Et qu’écrire depuis ta joie, c’est offrir au monde ton meilleur.
Rejoins notre formation Ikigai si tu veux clarifier ton cap et poser les premières briques d’un projet aligné, enthousiasmant, et durable.